Abbaye Notre-Dame de Fontgombault


Acheter une icône

L'Abbaye propose à la vente le travail de ses iconographes. Acheter une icône n'est pas un geste banal. Il faut avoir découvert l'image qui nous porte à la prière et nous entraîne vers l'invisible. Il faut avoir rencontré cette image dans sa réalité, en avoir vu chanter les couleurs, en avoir apprécié l'ensemble et le détail. C'est pourquoi ce site ne vous permet pas d'acheter les icônes en ligne comme vous pourriez le faire d'un objet quelconque. Si l'une des icônes ici présentées vous attire, nous vous invitons à venir la voir au lieu d'exposition indiqué pour chacune, de sorte de pouvoir en faire l'acquisition en connaissance de cause.

Certaines des icônes sont disponibles, d'autres sont présentées comme exemple du travail de l'atelier.

L'icône véritable n'est pas un objet bon marché. Il a demandé des heures de travail patient et très minutieux. Son prix varie selon la taille de l'icône, le nombre de ses personnages, la quantité d'or utilisée. Il vous est indiqué sur place.

Le Christ Pantocrator

Icône de 25 x 30 cm, non disponible actuellement.

Cette icône sur fond d'or nous transporte dans le monde divin, celui de l'éternité, où nous attend le regard très doux, profond et miséricordieux du Fils de Dieu incarné.
     Le Christ porte ici la tunique pourpre, symbole royal de sa divinité, et le manteau bleu-vert, dont la couleur, qui est celle du globe terrestre et de la création matérielle, signifie traditionnellement dans l'iconographie son humanité.
     De chaque côté de la tête se trouvent la première et la dernière lettre du nom "Jésus-Christ", et dans la croix du nimbe, les lettres du Nom divin révélé dans l'Ancien Testament : o ôn, "Celui qui est" (Ex 3,14). L'inscription du bas signifie Pantocrator, "le Tout-Puissant", en slavon.

La Mère de Dieu orante

Icône de 34 x 46 cm, non disponible actuellement.

Cette icône s'inspire de la célèbre icône russe de la fin du XIIIe siècle représentant la Mère de Dieu debout en prière, les bras levés, et le Christ Emmannuel resplendissant sur son sein. Ce type de représentation mariale est apparu pour la première fois à Constantinople sur une icône miraculeuse dans l'église des Blachernes, au milieu du XIe siècle. Cette icône ne montre pas seulement la venue au monde du Christ à travers la personne de sa Mère, mais elle représente celle-ci, telle la Reine céleste, revêtue du maphorion de couleur foncée, ou telle la Messagère porteuse de la lumière des cieux, vêtue d'une tunique bleue.
     Le Sauveur est représenté sous l'aspect de l'Emmanuel, "Dieu avec nous", vêtu d'une riche tunique ornée de traits d'or. Il bénit de sa main droite et il serre le rouleau des Évangiles dans sa main gauche.
     La Mère de Dieu se tient debout sur un coussin d'apparat, orné de motifs d'or, à la manière d'une impératrice byzantine.

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Saint Benoît et sainte Scholastique

Icône de 37 x 25 cm, non disponible actuellement.

Benoît et Scholastique étaient jumeaux ; leur naissance fut accompagnée de larmes, car elle coûta la vie à leur mère Abundantia. Les deux enfants s'aimaient tendrement, mais tous les deux aimaient Dieu par-dessus tout. De bonne heure, Scholastique fut consacrée à Dieu, tout en continuant à vivre chez son père Euproprius. Benoît mena d'abord la vie érémitique dans une grotte à Subiaco. Les historiens gardent le silence sur ce que devint Scholastique jusqu'au moment où son frère Benoît, devenu père d'une communauté monastique, s'établit sur le Mont Cassin. On peut supposer avec Mabillon qu'après la mort de son père, elle vécut dans une communauté de religieuses, et s'installa dans un monastère proche de celui de son frère, celui de Palumbariola, "petite demeure pour les colombes", de sorte de pouvoir aller le visiter une fois par an.
     C'est lors d'une de ces visites qu'eut lieu l'épisode rapporté par saint Grégoire le Grand, où Scholastique obtient qu'un ciel pur d'été se transforme en un violent orage qui empêche son frère de retourner à son monastère, et le contraigne de rester toute la nuit à s'entretenir des joies de la vie spirituelle avec sa soeur. Trois jours plus tard, saint Benoît vit l'âme de Scholastique s'envoler vers le ciel sous la forme d'une colombe, et il la fit enterrer dans le tombeau qu'il s'était préparé pour lui-même.

Mère de Dieu "Hodigitria"

Icône de 34 x 45 cm, visible à l'Abbaye de Fontgombault.

Cette icône s'inspire d'une ancienne icône grecque du XIIIe siècle, conservée de nos jours dans la galerie des icônes de l'église Saint-Clément d'Ohrid, en Macédoine. L'appellation de ce type d'icône provient du grec hodigos, qui signifie "guide". La Theotokos, c'est-à-dire la Mère de Dieu, qui porte l'Enfant-Dieu de sa main droite, et de l'autre nous le montre, se fait notre "conductrice" vers le Christ, "Voie, Vérité et Vie" (Jn 14,5).
     La Mère de Dieu est présentée dans une attitude hiératique. Elle est revêtue du masphorion pourpre foncé, symbole de sa dignité royale, sur lequel brillent les trois étoiles d'or, symbole syriaque très ancien de la triple virginité de Marie : avant, pendant et après l'enfantement. L'Enfant-Dieu est représenté dans la plénitude de sa divino-humanité, parce que malgré sa taille d'enfant, il a les traits d'un adulte. Son vêtement est parcouru par des rayons d'or (technique dite "de l'assist"), symbole de sa divinité. Son attitude est celle du juge miséricordieux : de sa main droit, il bénit, et de la gauche il serre le rouleau des Évangiles.
     Sur le fond d'or sont iscrites la première et la dernière lettre des mots grecs METER et THEOU, ce qui signifie "Mère de Dieu", ainsi que des mots IESOUS et CHRISTOS, "Jésus-Christ". Dans le nimbe qui entoure la tête de l'Enfant-Dieu est tracée une croix dont les trois bras supérieurs portent les lettres du Nom divin révélé dans l'Ancien Testament : o ôn, "Celui qui est" (Ex 3,14).

Saint François

Icône de 29 x 50 cm, visible à l'Abbaye de Fontgombault

François naquit à Assise, en Ombrie, en 1182. Son père était un riche marchand d’étoffes, et sa mère, qui appartenait à une noble famille provençale, lui enseigna dès sa tendre enfance "le doux parler de France". La tradition veut que ce soit la raison pour laquelle son père, qui l'avait baptisé Jean, décida de l'appeler désormais Francesco, "le Français".
     Après une jeunesse insouciante, il se convertit et voulut renoncer aux biens de ce monde, embrassant "Dame Pauvreté". Il eut bientôt des disciples et fonda l'ordre des Frères mineurs, les "Fraticelli". François prêcha inlassablement l’amour de Dieu : "L’amour n’est pas aimé", s’écriait-il en parcourant les rues d’Assise, les yeux brûlés par les larmes. Il prêchait aussi le détachement des biens périssables, l’amour de tous les hommes, le pardon des offenses, la miséricorde, la paix, la concorde, l’amour des créatures. Son ardeur missionnaire l’amena jusqu’en Terre Sainte et en Égypte.
     Deux ans avant sa mort, en la Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, le Christ lui accorda les stigmates de sa Passion, dans les mains, les pieds et le côté. Le Poverello fut canonisé par le Pape Grégoire X, à peine deux ans après sa mort, en 1228.
     Sur cette icône, saint François est représenté revêtu de la bure franciscaine, nu-pieds, bénissant de la main droite, et tenant dans la gauche un phylactère déployé où est inscrit le premier vers de son célèbre "Cantique du soleil et des créatures" en ancien italien : « Laudato si mi Signore, cum tucte le tue creature… ».

Saint Clément de Rome

Icône de 40 x 51 cm, visible à l'Abbaye de Fontgombault.

Clément fut le troisième successeur de saint Pierre sur la chaire de Rome, après les pontificats plus effacés de Lin et de Clet, tous deux morts martyrs également. Saint Irénée de Lyon a dit de lui qu'il avait "vu les Apôtres" : "leur prédication résonnait à ses oreilles, leur tradition était encore devant ses yeux." Saint Clément est surtout connu pour sa Lettre aux Corinthiens, écrite vers 95, douce et ferme exhortation à l'unité et à la charité qui fut lue dans les assemblées chrétiennes des premiers siècles à l'égal des lettres de saint Paul. Cette lettre se finit par la fameuse "Grande prière", l'un des documents majeurs sur la liturgie de l'Antiquité. Le nom de saint Clément est mentionné dans le Canon Romain à la Messe.
     Sur cette icône, le saint pape martyr est revêtu de l'habit épiscopal, chasuble blanche semée de croix bleues, et de l'omophorion, sorte de longue écharpe de laine ornée de croix, signe distinctif des évêques. Il porte une barbe grise, et la tonsure cléricale. Il tient dans sa main gauche le livre des Évangiles, et bénit de la droite.

Saint Thomas d'Aquin

Icône de 24 x 29 cm, non disponible actuellement.

Thomas naquit vers 1225 près d’Aquin, non loin de Naples, et mourut au monastère cistercien de Fossa Nova le 7 mars 1274, à 49 ans, alors qu’il se rendait au Concile de Lyon. Après avoir été oblat dès l’âge de 5 ans à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, il entra à 19 ans dans l’Ordre des Frères Prêcheurs, nouvellement fondé. Il fut envoyé poursuivre ses études à Paris, où il eut pour maître saint Albert le Grand, qu’il suivit ensuite à Cologne. Très vite, frère Thomas s’avéra un puissant génie en philosophie et en théologie, réalisant magnifiquement l’idéal de l’Ordre des Frères Prêcheurs : contemplata aliis tradere, "transmettre aux autres ce qu'on a contemplé". Il enseignera sans relâche jusqu’à la fin de sa vie, laissant une oeuvre monumentale qui manifestait tous les mystères de la foi dans leur cohérence, à partir de quelques principes simples et lumineux, semblable à une cathédrale spirituelle. La sainteté de frère Thomas fut solennellement proclamée par le Pape Jean XXII en 1323. Saint Pie V le proclama Docteur de l’Église en 1567.
     Cette icône représente saint Thomas dans son habit dominicain. Son regard semble fixer l’invisible. Sur sa poitrine brille ce qui est devenu son emblème iconographique dès le XIVe siècle, le soleil d’or de la Sagesse. En son centre, dans un cercle, on aperçoit le visage du Christ. Dans sa main droite il tient la plume du théologien, et dans sa gauche un livre ouvert où sont inscrits ces vers de l’hymne Pange lingua ("chante, ô ma langue") qu’il composa en l’honneur du Saint-Sacrement : Verbum caro panem verum Verbo carnem efficit ("le Verbe fait chair, par sa parole, change du vrai pain en sa chair"). Le pape Urbain IV lui avait en effet demandé en 1264 de composer les textes de l’office et de la Messe du Saint-Sacrement.

Mère de Dieu en majesté

Icône de 35 x 45 cm, visible à l'Abbaye de Fontgombault.

Cette icône est inspirée d'une fresque de Maître Denys datant des premières années du XVIe siècle, au monastère de Feraponte, dans la région de Vologda. Ce type de représentation est ancien : le plus ancien exemple connu date de 527 environ et se trouve dans la catacombe de Comodilla à Rome. La Mère de Dieu siège sur un trône, comme une impératrice. Elle est revêtue d'une tunique bleue et du maphorion rouge foncé où brillent les trois étoiles d'or, symbole de sa virginité perpétuelle, avant, pendant et après l'enfantement. Elle porte les traditionnels chaussons rouges. L'Enfant est assis sur ses genoux comme sur un trône. Son visage est grave et réfléchi : il est en effet la Sagesse éternelle faite chair. Il est vêtu comme un adulte, avec la tunique impériale jaune ocre, rehaussée d'or, symbole de sa divinité. Il bénit de sa main droite et serre dans l'autre le rouleau des Évangiles. Cette Vierge en majesté, "trône de la Sagesse", partage avec les sculptures du paganisme antique son attitude hiératique, son geste et ses traits. Mais ce qui est exprimé ici, c'est le dogme de la Maternité divine, proclamé au concile d'Éphèse (431) : depuis cette époque, elle siège en souveraine dans les absides des églises, avec tous les honneurs d'une impératrice byzantine. Saint Jean Damascène semble avoir cette image devant les yeux quand il écrit : "Ses mains portent l'Éternel, et ses genoux sont un trône plus sublime que des Chérubins ; elle est le trône royal sur lequel les Anges contemplent, assis, leur Maître et leur Créateur".

Saint Jean-Baptiste, le Précurseur

Icône de 24 x 29 cm, visible à l'Abbaye de Fontgombault.

Saint Jean-Baptiste est le plus grand des prophètes, comme l'atteste le Christ lui-même (Mt 11,9-11), car il fut le seul à pouvoir désigner le Messie que les autres ne pressentirent que de loin. Cette représentation de saint Jean-Baptiste a pour modèle une icône de Pskov du XVIe siècle. La figure monumentale du dernier Prophète se détache avec netteté sur le fond d'or. Tout en elle est empreint de gravité : le geste de sa main droite, caractéristique du prédicateur, le sceptre et le phylactère solennellement levés, les lourd plis de son himalion, le manteau jeté sur sa tunique de poils de chameau.
     Le visage du Précurseur surprend par son austérité : il semble refléter l'essence du message qu'il doit transmettre aux hommes de son temps de la part de Dieu, avec tout son poids d'absolu : "Repentez-vous, car le Royaume des cieux est proche" (Mt 3,2). "Produisez de dignes fruits de repentir" (Mt 3,8).

Saint Alexis de Rome

Icône de 28 x 21 cm, non disopnible actuellement

Saint Alexis, ou "l'Homme de Dieu", vécut au Ve siècle. De famille aisée, il choisit la pauvreté pour le Christ et vécut comme un mendiant pendant de nombreuses années en Orient, avant de revenir à Rome et de mourir incognito à la porte du palais de ses parents, où personne ne l'avait reconnu.

Sainte Claire d'Assise

Icône de 28 x 21 cm, non disopnible actuellement

Sainte Claire fut la première femme à embrasser le genre de vie de saint François, qui lui coupa lui-même les cheveux en signe de consécration à Dieu dans une vie d'extrême pauvreté. Elle developpa la branche féminine de l'ordre franciscain. Lorsque les Sarrasins veulent s'emparer du mo,nastère de San Damiano en 1240, elle va au-devant d'eux avec l'ostensoir contenant l'Eucharistie et les féroces guerriers font demi-tour.

La Vierge de Kazan

Icône de 18 x 18 cm, non disopnible actuellement

Cette icône date de 1572. Perdue après l'incendie de la ville de Kazan où elle se trouvait, elle est miraculeusement retrouvée suite aux indications données par une apparition mariale à une fillette de l'endroit. Elle est depuis l'objet d'une grande vénération, tant en Orient qu'en Occident.

Croix

Ce type de croix peinte, auquel appartient la croix de San Damiano dont le Crucifié parla à saint François d'Assise, a son origine en Italie, vers le XIIe siècle. Les croix ainsi découpées permettent de représenter traditionnellement la Vierge, saint Jean, les saintes Femmes, ou des chérubins recueillant le précieux Sang dans des calices. Le Christ ici représenté est inspiré des sculptures romanes de Catalogne et d'Auvergne, que l'on trouve aussi en Bourgogne et en Allemagne. Ces Christ en majesté ont quelque fois les yeux ouverts, ou mi-clos, pour signifier la victoire du Sauveur sur la mort.

Saint Augustin

Icône de 18 x 18 cm, non disopnible actuellement

Augustin, le plus grand des Docteurs de l'Église latine, est né à Tagaste, en Afrique du Nord, d'un père païen et d'une mère chrétienne, Monique, qui l'éduqua dans la foi. Il se distingua très vite des garçons de son âge par son intelligence et ses talents, mais séduit par l'hérésie manichéenne à Carthage, il abandonna rapidement le Christ. Il vint à Rome puis à Milan pour enseigner la rhétorique. Le spectacle de sa vie bien éloignée de l'Évangile causait une grande douleur à sa mère Monique qui ne cessait de prier et de verser des larmes pour la conversion de son fils. Dieu, qui avait mis dans son coeur l'inquiétude de la quête de la vérité, se servit de ses lectures pour l'attirer progressivement vers lui. À Milan, en écoutant saint Ambroise, il sentit grandir en lui le désir de la foi catholique. Il fut baptisé par le saint Évêque le jour de Pâques de l'an 387, à l'âge de trente-trois ans. De retour en Afrique, il fut remarqué par l'évêque d'Hippone Valère et appelé par lui au sacerdoce. Il réunit une communauté de jeunes religieux voués à une vie semi-contemplative. À la mort de Valère, qu'il secondait dans sa charge, il fut élu évêque d'Hippone. Durant tout son épiscopat, il se montra soucieux de la pureté de la foi, combattant sans relâche les erreurs et les hérésies de son temps : manichéisme, donatisme, pélagianisme. Il laisse à la postérité une oeuvre immense, décisive pour l'histoire de la pensée chrétienne, depuis le Moyen-Âge jusqu'aujourd'hui. Le livre des Confessions est le plus universellement connu de ses ouvrages. On y trouve cette phrase incandescente qui pourrait résumer toute sa vie : "Vous nous avez faits pour Vous, Seigneur, et notre coeur est dans l'inquiétude jusqu'à ce qu'il se repose en vous."
Cette icône représente saint Augustin revêtu de ses habits pontificaux, portant la mitre. Il tient dans ses mains le livre des psaumes, dont il commenta admirablement l'intégralité. Il en fait la lecture attentive, cherchant le sens spirituel qui se cache sous la lettre, et laissant entrevoir son émerveillement, ainsi que son profond amour pour l'Écriture sainte qui a Dieu pour auteur.